Le 25 novembre 2006, nous sommes partis à une soixantaine en direction du fort malinois de Breendonk. Situé au coeur de la Belgique, il s'agit d'un ancien fort militaire datant de la première guerre mondiale et recyclé en camp de travail lors de la seconde par les nazis.
Deux députés provinciaux nous accompagnaient, Monsieur Daniel LEDENT et Mademoiselle Isabelle PONCELET, tous deux ayant la Fondation dans leurs attributions dans le cadre du partage de compétence transversale.

Pour nous guider, Georges Deblezer, 95ans. Monsieur Georges a traversé Buchenwald, le Struthof et Breendonk. Des trois, il dira que c'était Breendonk le pire.
Pendant plus de trois heures, il nous livrera un témoignage bouleversant passant de pièce en pièce, non sans ressentir une émotion terrible quand il repense à ce qu'ils ont enduré, à ceux qui sont morts. Et c'est parce qu'il s'en est sorti qu'il estime avoir un devoir envers tous ses copains qui
y sont restés.
Il a fait des visites du fort lui-même durant 30 ans. A présent, il a passé le relais aux plus jeunes, mais il reste actif, notamment via le groupe mémoire créé par Arthur Haulot. Ce groupe participe actuellement à des groupes de travail avec des sénateurs autour d'une volonté farouche: celle de faire inscrire
au programme de tous les partis politiques démocratiques, l'obligation de souscrire et de respecter la charte des droits de l'Homme. Ainsi dit-il, on pourra mieux contrer le Vlaams Belang et l'exclure de tout subside s'il ne souscrit pas à la DDH. C'est la dernière victoire qu'il attend et elle sera de taille.

Georges Deblezer est optimiste pour l'avenir car nous savons aujourd'hui ce qu'est l'extrême droite et ce qu'elle peut faire. En 40, nous ne le savions pas! Puisse-t-il avoir raison...
Si vous voulez en savoir plus sur les visites organisées dans le fort de Breendonk, vous pouvez vous rendre sur le site du mémorial en cliquant sur l'image.

Sur ce diaporama vous pouvez voir les différentes photos prises durant notre voyage pour la mémoire.